Souvenir d'un autre hiver

Je marche, seule, la nuit est noire, froide.
Il y a la mer, disparue sous un manteau de glace.
Glace d'une blancheur trompeuse.
Il y a les falaises, qui restent la, forte et si faible a la fois.
Il y a le vent... glaciale, qui me frappe au visage, et paralyse mon corps.
Il y a au loin, les vagues, agressives, qui frappent sans relâche,
un tonnerre sans fin qui s'écrase sur les glaces.
Il y a les oiseaux.
Ils se moquent de moi,
je le vois bien!
Et les étoiles.. elles complotent entre elles!
Elles parlent de moi! Elles rient de moi!
Mais pourquoi?
Je suis ici, chez moi,
Mais pourtant je me sens seule,
Et enfin je la vois!
Ronde, Brillante, seule parmi ces vipères,
Elle est belle, douce, ça y est, j'ai trouvé!
Elle, elle me comprend!
Elle est la, seule, plus puissante et plus brillante que les autres,
différente oui, mais Puissante, Envoutante!
La nuit, le froid, les falaises, le vent, les oiseaux, les étoiles..
Ils peuvent tous me regarder de haut!
La lune est là, elle me comprend!
Souvenir d'un autre hiver

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 00:12

Modifié le mardi 02 février 2010 20:53

d'hier a demain




[..........]Je me tiens debout devant l'église Saint Vincent de Paul et je l'observe pour voir autre chose que la simple façade en ruine que tous les autres voient. Les voitures n'y prêtent pas attention, et les passants n'y voient qu'un encombrement, les décombres d'un passé oublié. Au-delà des six poutres rouillées qui la supportent maintenant, au-delà des fenêtres brisées, j'y vois un héritage, témoin de la détérioration de notre patrimoine. J'y vois l'âme de centaines d'hommes suant corps et âme pour concrétiser leur foi. Des travailleurs qui, s'ils le pouvaient, se retourneraient dans leur tombe en voyant leur labeur ainsi bafoué.

[..........]Leurs efforts violemment détruits, anéantis en poussière ne laissant qu'une pauvre façade tenant difficilement à la verticale, et maintenant entourée d'une clôture. Mise en cage comme un animal qu'on méprise.

[..........]Mais moi j'y vois l'âme errante d'une église trop fragile pour se tenir debout seule. Une âme instable, seule dans cette modernité, dénudée de son sens. Presque transparente, par ses fenêtres on y aperçoit ironiquement le ciel, et par ses portes on y voit la basse ville, illuminée par des milliers de réverbères.

[..........]On croirait qu'elle tourne le dos à la ville devenue trop futuriste pour elle. Mais non, elle fait face à la lune qui brille, qui scintille. Comme elle, la lune réside seule. Seule parce que personne n'y prête vraiment attention. On la voit du coin de l'½il, sans la regarder. On regarde les étoiles, les constellations, et pourtant, la lune elle change, elle devient plus grosse, plus brillante, puis elle disparait, et ce, sans fin.

[..........]La façade aurait-elle raison de tourner le dos à toute cette pollution lumineuse? La lune resplendit de beauté, mais difficile à voir d'ici. Et pire encore, les étoiles. En apercevoir une relève du surnaturel. La ville d'aujourd'hui nous prive de bonheur gratuit, les étoiles effacées, le fleuve pollué, impossible de s'y baigner. Le mouvement que nous appelons évolution ne pencherait-il pas plutôt vers une détérioration? Plus la société avance, évolue, plus nous perdons l'essentiel, les valeurs premières.

[..........]Dans un milieu où tout va trop vite, on ne prend pas le temps de vivre. On pense à demain, oubliant hier. Le présent n'existe plus. La ville court sans cesse. Qui va obtenir le meilleur emploi? Qui va gagner le plus d'argent? Qui achètera la plus belle voiture? Aujourd'hui le temps nous apparait comme un ennemi, on court pour en acquérir plus, le temps c'est de l'argent. Pourquoi courir derrière une chose aussi incontrôlable? Pourquoi perdre son temps à essayer d'en gagner?

[..........]D'où je viens, lorsque quelqu'un nous demande l'heure on répond : Je n'ai pas l'heure, j'ai le temps. Parce que d'où je viens on prend le temps de vivre, d'apprécier chaque moment, de vivre notre présent, l'avenir viendra bien assez tôt. On n'oublie pas le passé. Parce qu'il nous parle. Il nous raconte notre histoire.

[..........]D'où je viens on nous traite parfois d'arriéré, de société retardée. Peut-être. Mais cet éloignement des grandes villes nous a permis de conserver bien des choses qui n'existent plus ailleurs.

[..........]D'où je viens, on entend peu souvent le mot pollution. On se baigne à l'endroit désiré. La nuit nous permet de voir le ciel sous toute sa splendeur. Les étoiles nous dévoilent leurs éclats blancs et la lune lustrée reflète sur l'océan. D'où je viens, la lune n'est pas seule, et il n'y a aucune façade, parce que là d'où je viens, notre patrimoine est toujours vivant et nos églises bravent le temps. L'église Saint Vincent de Paul est une histoire qu'on a cessé de raconter. Un patrimoine caché sous du fer rouillé, gâché par une société qui a oublié.


%)

# Posté le lundi 30 novembre 2009 13:18

Modifié le mardi 02 février 2010 20:52

$)

jsuis tombée sur la pièce de théâtre que Sarah Arie et moi on avait écrite en Sec 5...
c telement dommage qu'on est pas pu la jouer :(

un jour p-e :)
$)

# Posté le lundi 30 novembre 2009 13:57

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Est-ce que je suis heureuse ??

Absolument, Sans aucuns doutes, Plus que jamais!

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# Posté le mardi 02 février 2010 21:21

Modifié le mercredi 03 février 2010 23:28